Creative Commons
Nine Inch Nails encore
14/10/2009 09:18 Publié dans :
ZORizons
Après "Ghosts I-IV", Nine Inch Nails a sorti
l'année passée un nouvel album sous licence ouverte :
"The Slip",
entièrement téléchargeable en format audio d'excellente qualité.
Aperçu au Zénith de Paris en juillet 2009, le brave Trent Reznor
exhibait fièrement sur scène ses biceps bodybuildés, preuve que la
libre diffusion ne l'a pas ruiné. Il semblerait au contraire que
"Ghosts" et "The Slip", téléchargeables gratuitement mais aussi
vendus en édition limitée, aient été des succès commerciaux, et
Nine Inch Nails remplit aisément les salles de concert. Il n'est
pas inutile de le rappeler, à l'heure où la France apeurée de Carla
Bruni et Didier Barbelivien brandit Hadopi pour "sauver les
artistes" : le téléchargement ne tue pas la création.
Avec la diffusion sous licence ouverte, la musique de NiN est désormais aussi modifiable et réutilisable. Le groupe DIY-AD(d), aidé de Solcarlus et HP, a ainsi "pillé" les neuf premiers morceaux de "Ghosts I-IV" pour construire un long morceau de plus de 16 minutes, intitulé "What a beautiful day". Les remixeurs peuvent s'en donner à coeur joie avec les pistes séparées diffusées en "peer-to-peer" via le réseau BitTorrent (c'est-à-dire le diable pour Hadopi).
Avec la diffusion sous licence ouverte, la musique de NiN est désormais aussi modifiable et réutilisable. Le groupe DIY-AD(d), aidé de Solcarlus et HP, a ainsi "pillé" les neuf premiers morceaux de "Ghosts I-IV" pour construire un long morceau de plus de 16 minutes, intitulé "What a beautiful day". Les remixeurs peuvent s'en donner à coeur joie avec les pistes séparées diffusées en "peer-to-peer" via le réseau BitTorrent (c'est-à-dire le diable pour Hadopi).
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Nine Inch Nails sous licence ouverte
30/04/2008 11:19 Publié dans :
ZORizons
En froid depuis le début de sa
carrière avec l'industrie du disque, Trent Reznor, l'homme à tout
faire du groupe Nine Inch Nails vient de s'affranchir de manière
audacieuse des traditionnelles entraves à la libre diffusion. Le
dernier album de Nine Inch Nails, "Ghosts I-IV", est en effet sorti sans maison de
disque et les 9 premiers morceaux sont en téléchargement libre sur
le site du groupe. Mais contrairement à Radiohead
qui avait déjà utilisé le téléchargement gratuit comme moyen de
promotion avant la publication matérielle de l'album "In Rainbows",
NIN a fait un pas supplémentaire en publiant l'intégralité de
l'album et de ses illustrations sous une licence Creative Commons by-nc-sa.
Cela signifie que toute personne qui s'est procuré l'album en le
téléchargeant ou en l'achetant est libre désormais de le partager
et même de le sampler ou de le remixer, à condition de mentionner
l'auteur original et de ne pas faire d'utilisation commerciale de
l'oeuvre ou de ses dérivés.
Cette initiative va bien évidemment à l'encontre des systèmes de verrouillage numériques mis en place par l'industrie du disque et de sa dérisoire lutte contre le "piratage". En optant pour les licences ouvertes, Reznor prouve que la musique peut se partager librement et que la musique "libre" n'est pas forcément une musique au rabais dont la qualité serait inférieure à celle de la musique commerciale. Ce faisant, Reznor prouve aussi que la libre diffusion n'est pas incompatible avec un certain type de commerce, puisque l'album "Ghosts I-IV" est aussi vendu, notamment sous forme de fichiers non-compressés ou de disques en édition limitée. Nine Inch Nails se paie ainsi le luxe de concilier rentabilité économique et partage. Espérons que l'idée fasse des émules.
Pour ne rien gâcher, l'album est d'ailleurs de qualité. Reznor s'est ici parfois un peu écarté du style électro industriel de ses productions habituelles pour s'orienter vers une musique instrumentale plus dépouillée et feutrée, avec notamment de très belles parties de piano qui auraient pu figurer dignement au répertoire d'Erik Satie. ZOR s'en délecte la ZOReille, et il se pourrait même que la ZORde se penche de plus près sur ces instrumentaux puisque la clause "share alike" de la licence de diffusion autorise les productions dérivées. Qui sait ?
En écoute, le titre "1 Ghosts I", composé par Trent Reznor et Atticus Ross :
Cette initiative va bien évidemment à l'encontre des systèmes de verrouillage numériques mis en place par l'industrie du disque et de sa dérisoire lutte contre le "piratage". En optant pour les licences ouvertes, Reznor prouve que la musique peut se partager librement et que la musique "libre" n'est pas forcément une musique au rabais dont la qualité serait inférieure à celle de la musique commerciale. Ce faisant, Reznor prouve aussi que la libre diffusion n'est pas incompatible avec un certain type de commerce, puisque l'album "Ghosts I-IV" est aussi vendu, notamment sous forme de fichiers non-compressés ou de disques en édition limitée. Nine Inch Nails se paie ainsi le luxe de concilier rentabilité économique et partage. Espérons que l'idée fasse des émules.
Pour ne rien gâcher, l'album est d'ailleurs de qualité. Reznor s'est ici parfois un peu écarté du style électro industriel de ses productions habituelles pour s'orienter vers une musique instrumentale plus dépouillée et feutrée, avec notamment de très belles parties de piano qui auraient pu figurer dignement au répertoire d'Erik Satie. ZOR s'en délecte la ZOReille, et il se pourrait même que la ZORde se penche de plus près sur ces instrumentaux puisque la clause "share alike" de la licence de diffusion autorise les productions dérivées. Qui sait ?
En écoute, le titre "1 Ghosts I", composé par Trent Reznor et Atticus Ross :